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Yves Rocher, l’habit ne fait pas le moine…

par Aude ~ 20 octobre 2011. Classé dans: Cosmétiques bio, Vos marques bio.

J’ai toujours adoré ouvrir les colis Yves Rocher que ma grand-mère commandait : remplis de cadeaux, de petits échantillons et cette odeur de chèvrefeuille…

Passé cette madeleine d’enfance, cela fait longtemps que je lis les étiquettes et les compositions car j’aime savoir ce que je mange et ce que j’étale sur ma peau. Les deux ayant la même logique puisque notre peau n’est pas une côte de maille empêchant de transpercer derme et épiderme.

Donc, tout ce qu’on s’étale sur la peau ou le cuir chevelu finit dans notre circulation sanguine générale et, à l’instar de ce qu’on mange et boit, est trié, filtré, rejeté par le foie et les reins quand ils le peuvent ; et quand ils ne savent vraiment pas quoi en faire, par impossibilité de reconnaissance, ils les stockent dans nos graisses, organes, muscles…

C’est notamment le cas des sels d’aluminium retrouvés dans des biospsies du sein… mais aussi les métaux lourds dans les analyses de cheveux…

Je ne suis pas pour autant une parano angoissée pas le monde qui m’entoure ; j’aime consommer MAIS savoir ce que je consomme. Et lorsqu’il s’agit de produits à base de plantes, j’aime m’assurer qu’il y en a vraiment dedans, en quelle quantité, mélangé avec quoi et le must savoir d’où elles viennent (hé oui parce qu’entre le thym qui pousse dans notre garrigue, celui récolté en Chine et celui qu’on fait pousser à grand renfort de produits phytosanitaires… forcément il n’y pas les mêmes principes actifs).

Le point d’orgue de mon énervement à propos d’Yves Rocher fût donc il y a deux ans quand ils lancèrent leur campagne à grands coups d’affiches, de 6 pages en papier glacé à déplier dans les magazines de la presse écrite pendant 2 mois pour repeindre leur enseigne en vert et faire passer le message « yves rocher, créateur végétal ». Ceci à l’occasion de la création de 7 produits bio dans lesquels on trouve juste ce qu’il faut de principes actifs bio pour avoir le droit d’estampiller les labels écocert et cosmébio, donc 10%…et le reste que de l’eau…

Sachant qu’une page de pub coûte en moyenne 20 000 euros, on comprend mieux qu’on ne peut pas remplir des pots avec de super ingrédients bien propres mais qu’il est plus avantageux d’utiliser des dérivés pétrochimiques bien moins chers et permettant de produire en très grandes quantités et avec de très grosses marges. Et quand on est une marque présente « all over the world » c’est d’autant plus vrai. Et je passe sur l’origine des matières premières ; à votre avis, où coûtent-elles moins chères…

Toute la vérité que je répète sur yves rocher sort de la bouche de ce cher Julien qui passe au crible certaines compositions douteuses au milieu desquelles on trouve encore des particules de plastique pour mieux faire glisser la crème ! http://www.consoglobe.com/greenwashing-cosmetique-yves-rocher-cg

Un site vous permet de vérifier les compos en tapant les 3 premières lettres de chaque composant inscrit dans l’INCI obligatoirement présent sur les boitages des produits (mais plus rarement sur les flacons) : http://www.laveritesurlescosmetiques.com/inci_fr.php

Pour éviter les pots de crème remplis de produits de synthèse, 3 solutions :

–          Lisez les compositions ;

–          Si vous avez un doute, demandez conseil à une bio esthéticienne informée ;

–          consommez les produits de plus petites marques qui maîtrisent leurs approvisionnements, leurs matières premières… (Fées en Provence, Pulpe de vie, Flore Alpes,  Dermatherm, Pranarôm, Jonzac, Gaïane, Biofloral…)

–           ou carrément des marques ayant leurs propres jardins (Dr. Hauschka, Weleda…).

La notion de consomm’acteur prend tout son sens en commençant par lire les compos.

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1 Réponse à Yves Rocher, l’habit ne fait pas le moine…

  1. Nyanalie

    Merci beaucoup pour ces informations! Je ne sais pas si en 2012 encore, Yves Rocher teste toujours ses produits sur des animaux (en Chine)… En tout cas, pour moi, bye-bye Yves Rocher!

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